Dénatalité française, un défi existentiel : agir maintenant ou décliner lentement
En 2024, l’indice de fécondité en France est tombé à 1,62 enfant par femme, selon les données provisoires de l’Insee. Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, les Françaises n’ont eu aussi peu d’enfants. Cette dénatalité s’inscrit dans une tendance lourde, comparable à celle observée chez nos voisins européens, mais désormais plus rapide. La France, autrefois championne européenne de la natalité, entre dans l’ère du déclin démographique.
DERNIÈRE MINUTE : Pour la première fois depuis le début de l’ère industrielle et hors période de guerre, la croissance démographique naturelle est nulle en France hexagonale, constate l’Institut d’études démographiques dans son rapport annuel publié mardi 16 décembre. En 2024, il y a eu 629 000 naissances pour 630 000 décès dans l’Hexagone.
Or ce constat, loin d’être un simple fait statistique, annonce des conséquences majeures : vieillissement accéléré, baisse de la population active, déséquilibre des régimes de retraite, affaiblissement de l’économie et dynamique territoriale fragilisée. Faut-il s’y résigner ? Non. Mais encore faut-il avoir le courage d’ouvrir le débat, de regarder les causes en face, et de proposer une véritable politique familiale et nataliste à la hauteur des enjeux. Mais en y regardant de plus près on fait des constats intéressants. Jugez-en.
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